"L'Assemblée nationale a adopté mercredi en commission des lois un amendement du gouvernement visant à autoriser les préfets à instaurer dans les communes un
couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés.
Cet amendement a été adopté dans le cadre de l'examen du projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite Loppsi 2, qui sera débattu en séance
publique à partir du 9 février. Il permettra aux préfets d'établir dans les communes un tel couvre-feu entre 23 heures et 6 heures. La commission a également adopté un amendement d'Eric Ciotti (UMP) permettant aux présidents des conseils généraux de mettre en place un contrat de responsabilité parentale
dont la non-application peut conduire à la suspension du versement des allocations familiales."
"Depuis le 1er janvier, les radios sont tenues de
respecter strictement la règle dite des «trois tiers», c’est-à-dire un tiers de temps d’antenne pour le gouvernement, un tiers pour la majorité, un tiers pour
l’opposition. Une règle à laquelle s’ajoute l’obligation de transmettre un décompte tous les trois mois au CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) Cette règle des«trois tiers»n’est pas nouvelle, loin de là. Elle date en effet d’une directive de 1969 prise à l’époque par l’ORTF (Office de
Radiodiffusion-Télévision Française)." explique France Info qui souligne la nouveauté de la situation crée par ce nouveau règlement : "Mais hors période
électorale, les radios publiques et privées, même si elles respectaient tout de même un équilibre entre les formations politiques, n’avaient jusqu’ici pas de compte à
rendre."
Un "détail" à prendre en compte, après ces révélations :
Le temps de parole du Président de la République n'est pas pris en compte dans la "règle des trois-tiers". Il vient donc s'ajouter au
temps de parole des autres.
En bref, on devrait renommer cette règle et lui donner le nom plus approprié de "consternante règle du quatre-quart" : 1/4 de temps de parole pour le
gouvernement sarkozyste, 1/4 pour la majorité sarkozyste, un quart pour l'opposition censurée, et 1/4 pour Monsieur le Président de la République (démocratique ?) Sarkozy.
***
Note de rajout :
Après enquête plus appronfondie sur la chose, il s'avère que certaines personnes comme Mr Eric Besson, Mme Fadela Amara, Mr Bernard Laporte ou
encore Mr André Santini seraient encore associés à "l'opposition", ne faisant pas partie du "gouvernement" tel que le concevrait Mr Sarkozy (c'est-à-dire uniquement les ministres).
Ces messieurs et dames ne sont, en effet, "que" Secrétaires d'Etat, et n'appartiennent pas, qui plus est, à l'UMP (bien que Mr Eric Besson, par exemple, ait été élu Secrétaire Général de l'UMP le
24 janvier dernier. Allez comprendre...).
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